Chute a vélo

Bref, j'ai chuté à vélo et je me suis fracturé la hanche et fait une rupture d'un ligament du pouce. Ce post raconte ce qui s'est passé ; comme pour les articles que j'ai écrits pour mes voyages à vélo (2023, 2024, 2025) c'est écrit plus ou moins à chaud dans les jours suivant l'accident et l'hospitalisation, plus pour moi que pour un quelconque public, mais peut être certains trouveront ça intéressant. Le formattage est nul parce-que j'ai la flemme pour le moment.

Précédentes expériences

En quelques années et pas mal de kilomètres à vélib à Paris, j'étais tombé une fois, dans des circonstances finalement similaires : sur une piste cyclable jonchée de sable et détritus, j'avais perdu l'accroche et dérapé à faible vitesse, me faisant quelques égratignures. Rien de bien méchant. Avec mon vélo de route/gravel Frankenstein précédent, j'étais tombé 2 fois à l'arrêt sur de l'herbe en apprenant à utiliser des pédales à cales automatiques, et une fois à faible vitesse sur un chemin partagé en pilant pour éviter un chien non tenu en laisse. Tout ça dans les premiers mois, je ne roulais même pas encore sur la route avec à l'époque. Ensuite, sur les 16000 km suivants, la seule autre mini-chute c'était quasiment à l'arrêt dans une côte sur des gros cailloux lors de mon premier voyage à vélo où j'étais clairement sous-equipé niveau velo et surtout pneus pour le terrain que je traversais. Ça m'avait surtout fait marrer. Cela nous amène à mon vélo de route actuel. Je l'ai depuis un an et j'ai fait près de 10000 km avec sans encombre jusque là, uniquement sur de la route. Je n'ai que le prénom de Mathieu Van Der Poel, pas le talent, mais je me débrouille pour garder les 2 roues sur le sol.

L'accident

La météo était plutôt clémente, sec et ensoleillé, conditions assez agréables même si yavait pas mal de vent. J'avais prévu une boucle d'à peu près 115 kilomètres, et j'en avais déjà parcouru l'essentiel à bonne allure, 98km en 3 heures et des poussières, pas mal aidé par le vent de dos pour la première moitié. J'avais décidé de passer par cette petite route que je n'avais fait qu'une fois où deux et pour changer, j'avais fait l'intineraire de manière à l'emprunter en venant d'une direction que je n'avais pas encore testée. Je roulais à 40 km/h de moyenne sur un faux plat descendant, j'ai ralenti à 25 pour tourner à gauche en signalant mon intention, puis j'ai remis ma main gauche sur le guidon et entamé le tournant du même côté. Tout s'est passé très vite: j'ai remarqué qu'il y avait du gravier sur la route, réalisé que ma trajectoire m'amenait en plein dedans, et paf, dérapé avant même de pouvoir faire quoi que ce soit, perdant l'accroche sous la roue avant puis l'arrière en un éclair. Je me suis retrouvé instantanément à terre, tapant sur le côté gauche de mon corps puis glissant dessus sur un mètre ou deux avant de m'arrêter.

Premiers secours

Je suis resté une minute allongé à terre avant de m'asseoir doucement et de faire un premier check-up interne: ma tête n'a rien, mon casque n'a même pas touché le sol je pense. Je teste mes bras, ça a l'air ok, l'épaule et le coude gauche sont moches mais bougent correctement. Je teste mes jambes, et découvre que ça le fait pas à gauche: je n'ai pas encore mal, merci l'adrénaline, mais impossible de m'appuyer dessus. Cassé ou pas, à ce stade je comprends que je ne rentrerai pas par mes propres moyens. Je dégaine mon téléphone, envoie un message à une proche avec ma position et passe un coup de fil sans réponse (renseignement pris, elle n'a pas eu l'appel de son côté). Tant pis, de toutes façons à ce stade j'ai besoin de secours professionnels en fait. Alors que je m'apprête à composer le 112 une voiture arrive et sa conductrice me propose son aide. Elle appelle les secours rapidement à ma place, qui envoient les pompiers. Elle me propose une couverture de survie, puis un autre véhicule s'arrête et son conducteur vient nous aider tout en bloquant la route (ce qui est pas mal pour sécuriser la zone). À eux deux, je suis bien entouré : ils me mettent 2 couvertures de survie et un manteau, m'aident à tenir ma jambe et discutent en attendant les pompiers. Coup de bol, la conductrice est infirmière, elle dirige ce petit manège de manière pro. Elle m'interdit de boire, décision que les pompiers de l'hôpital confirmeront par la suite des fois qu'il faille m'opérer dans la foulée.

Pompiers

Les pompiers arrivent après ce qui semble une éternité, mais en fait probablement moins de 20 minutes depuis l'appel, ce qui est pas mal compte tenu qu'on est au milieu de nulle part. Ça doit faire 30 minutes que je suis par terre max. Ils étudient la situation en me posant plein de questions très précises, et commencent à élaborer un plan avec beaucoup d'empathie et de professionnalisme. Ils découpent mes vêtements pour voir d'éventuelles plaies ouvertes et comparer ma jambe pétée avec l'autre. Je suis assis, ils ont pris le relai de la conductrice pour me tenir la jambe dans la position qui semble être la moins douloureuse et on décide de la bloquer avec une attelle comme ça. Au départ le plan est d'attendre un véhicule spécialisé car il est impossible de m'allonger sans déclencher de douleurs, malgré les analgésiques qu'ils m'ont donné, mais au final pas de dispo, ils vont devoir m'amener à l'hôpital eux-mêmes. Ils me filent un inhalateur à usage unique contre la douleur, je sais pas ce qu'il y a dedans mais c'est très efficace (sans pour autant me shooter, je reste pleinement conscient, juste la douleur qui disparaît), ça débloque la situation et permet de m'allonger dans le brancard, la jambe toujours maintenue dans l'attelle. La conductrice infirmière, restée jusque là, propose de me donner ses coordonnées et de prendre mon vélo, dont je n'ai même pas étudié l'état. Il a l'air en un seul morceau, contrairement à moi. J'accepte, et hop direction l'hôpital !

Urgences

Je suis admis aux urgences aux alentours de 19h, à peu près 2 heures après l'accident. On a dû mettre 30 minutes à faire le trajet. Nouvelle dose d'analgésiques légers, l'inhalateur ne fait plus d'effets. L'attente commence... Pas mal de monde, mon brancard est placé tant bien que mal dans la salle de tri/attente bondée. Un externe me voit au bout d'1h30, j'ai une radio au bout de 2 heures, un box dédié et medecin orthopédiste de garde au bout de 4. Bilan: fracture de la hanche, opération demain matin. Pour le pouce il faut d'autres examens. Le soucis c'est qu'il n'y a pas de lit de dispo en orthopédie, donc je dois passer la nuit sur le brancard. Le médecin me dit que je peux manger vu que l'opération est prévue pour dans plus de 8h, mais les infirmières n'auront pas le message, du coup je passe la nuit sans manger, avec juste 2 verres d'eau et une perf d'eau sucrée. Mon dernier repas était à 13h, ma dernière gorgée d'eau vers 17h juste avant la chute, mon estomac se plaint, ma gorge est sèche, autant dire qu'entre ça, les douleurs, le bruit des urgences et l'inconfort du brancard, je dors pas de la nuit. Pas pu avoir de visite mais j'ai pu récupérer un sac avec l'essentiel dont un chargeur, et du coup j'ai pu échanger plein de messages avec famille et amis inquiets pour les rassurer.

Opération

Je suis emmené au bloc à 8h tapantes. Plein de gens défilent, me posent des questions sur mes antécédents et m'expliquent ce qui va se passer, j'explique et j'enregistre ce que je peux vu mon état de fatigue. Je vais avoir une plaque-vis sur la hanche, la fracture a pas l'air déplacée, devrait bien se remettre avec l'opération. Le chirurgien regardera le pouce pendant que je serai endormi. L'anesthésie générale me met KO direct.

Réveil et premier jour d'hospitalisation

Je me réveille groggy vers 13h. Pas de douleurs, je suis sous morphine et la jambe a été anesthésiée localement en plus avant l'opération. Gagné une attelle temporaire au pouce et un vrai lit. Je suis en face de l'horloge donc je peux voir que je mets 45 minutes à émerger complètement. Un peu plus tard on enchaine avec une radio de contrôle avant de me transfèrer dans ma chambre. Je partage la chambre avec un accidenté à moto. Il s'est pris un sanglier, a été éjecté, a ensuite tapé une voiture en sens inverse avant de glisser sur une centaine de mètres sur le goudron. Il est là depuis un mois, plein de douleurs et de ré-éducation à prévoir. De la famille viennent lui rendre visite, je passe la journée à expliquer mon opération aux proches et à halluciner en voyant les infos et la démission du gouvernement fraichement annoncé la veille (au départ j'ai cru à un délire du à la morphine). J'ai enfin un truc à manger, 28h après mon dernier repas: une compote et un yaourt nature avec du sucre. Le chirurgien passe me voir et m'explique que l'opération s'est bien passée. Compter 6 semaines à marcher avec des béquilles pour mettre progressivement du poids sur la jambe, plein de kiné/ré-éducation à prévoir. Il me dit que le pouce avait l'air trop laxe, d'où l'attelle, des examens complémentaires sont prévus demain.

Première nuit hors urgences

Pas vraiment de douleurs pendant la journée et la soirée. J'ai mon premier vrai repas, ça se passe bien. Les infirmièr·e·s passent toutes les 2 heures pour divers trucs, je finis par essayer de dormir vers 23h30. Ça marche vaguement au départ puis progressivement la douleur augmente, me réveillant de mon demi sommeil une heure plus tard. À 1h du matin j'ai un total de 3 antalgiques différents, puis de la glace pour lutter contre les spasmes musculaires constants qui causent une douleur intense. Moment le plus douloureux de toute l'expérience jusqu'ici. Vers 2h j'arrive enfin à dormir.

Deuxième jour d'hospitalisation

6h du matin, réveil pour une prise de sang. Je ne parviens pas vraiment à me rendormir avant le petit dej et la nouvelle visite d'infirmière à 8h. S'ensuit toilette (compliquée vu mon niveau d'autonomie) et longue attente d'un transfert vers un autre hôpital pour les examens complémentaires du pouce. Un petit tour en ambulance (blague: ils sont rentrés dans la mauvaise ambulance au départ, toutes les mêmes de l'extérieur) et à peine arrivé on fait l'échographie. La technicienne galère avec son ordinateur, problème de place disque apparemment, l'informatique c'est compliqué... Le verdict tombe: rupture d'un ligament, complète mais sans complications supplémentaires. Pas d'info sur comment ça va se remettre pour le moment, ça dépendra de ce qu'en dit le médecin. Au moins c'est pas trop douloureux... Attente, retour à l'hôpital d'origine. Le kiné passe me faire une orthese (on apprend du vocabulaire tous les jours à l'hôpital) pour mon pouce, me redonnant un peu de mobilité tout en évitant les mouvements problématiques. Le process est plutôt cool, il fait chauffer une feuille d'une sorte de résine pour la modeler, l'applique, la forme et la découpe pile comme il faut, et hop! Ensuite séance sportive consistant à s'avancer sur le lit, pivoter de 90 degrés, transfert sur déambulateur, re-pivotage pour s'asseoir sur le fauteuil, et manœuvre inverse 20 minutes après. Sur le moment plus difficile que les deux cents derniers mètres d'un marathon. J'ai ma première visite, ça fait du bien.

Deuxième nuit en chambre

Super fatigué ayant à peine dormi ces dernières 48h. Pas de douleurs, autant de mal à m'endormir que en temps normal mais j'arrive à récupérer un peu.

Troisième jour d'hospitalisation

5h45, l'heure de vérifier le redon (cf remarque d'hier sur le vocabulaire). Ensuite vague tentative de me rendormir jusqu'à 8h et le petit dej. Pas de douleurs jusqu'au moment fatidique de la toilette où il faut refaire la manœuvre d'hier pour me déplacer jusqu'à la salle de bain. Pas plus facile qu'hier, bien mérité mon Doliprane. Des infirmières passent changer mon pansement et retirer le redon. Pas si pire, mais ça donne envie de s'épiler les jambes... Le kiné passe et dit notamment que c'est à moi (et la douleur) de fixer la limite pour la ré-éducation, du moment que je mets pas de poids sur la jambe. Je peux faire autant d'efforts que je veux. Bien, c'est pile ce que je voulais entendre, je compte pas rester éternellement dans ce lit moi. Autre visite qui fait du bien. Mon voisin qui finit par être déchargé, il est suffisamment autonome pour continuer sa ré-éductation en dehors. Je me retrouve seul pour le moment, et je commence à avoir un peu plus d'énergie, alors je fais des exercices de mouvement pour m'occuper. Je bats mon record perso pour le 4x10m déambulateur (avec assistance), puis dégaine mon laptop pour commencer à mettre cet article au propre (marre de taper avec une seule main au téléphone).

Troisième nuit d'hospitalisation

J'ai gagné un nouveau voisin le soir. Du coup, valse d'infirmier·e·s, aides soignants etc y compris la nuit. Je suis fatigué de la journée et je dors assez mal, mais plus de douleurs une fois que je réclame un autre antalgique.

Quatrième jour d'hospitalisation

Mon nouveau voisin est la pour une prothèse de genou de ce que j'ai compris. Il a 70 ans, a eu son opération hier après-midi et est déjà autonome sur les béquilles le matin. Une chirurgienne passe pour mon pouce, on planifie une opération pour dans une semaine. C'est en ambulatoire, sous anesthésie locale, on évoque le fait qu'à priori je devrais être sorti d'ici la et devrais faire un aller-retour au CHU pour ça. Le kiné passe et fait un peu bosser mon voisin et moi, je troque le déambulateur pour les béquilles, mais j'ai toujours besoin d'assistance, surtout par manque de confiance. L'effort requis est difficile à jauger, pas l'impression de faire grand chose mais quand même fatigué après juste un aller-retour aux toilettes de la chambre. Je passe de nouveau pas mal de temps dans le fauteuil plutôt que le lit, mais la motivation n'est pas trop la. Le kiné repasse et propose un tour en dehors de la chambre et de tester les escaliers. Ça aurait été facile de dire non avec la fatigue, mais hors de question que je loupe une occasion de progresser. Quelques mètres dans le couloir, que je découvre pour la première fois sans être allongé dans un lit. Ensuite transport en fauteuil jusqu'aux escaliers, je monte puis descend 4/5 marches, c'est fastidieux, demande un effort et de la coordination que j'ai du mal à trouver, mais c'est fait. Besoin d'être soutenu physiquement pour la descente. Le retour à la maison parait bien loin à ce stade. Nouvelle visite. Ça aide. Pas encore vraiment mentionné avant, mais je suis super bien entouré, et j'ai reçu plein de soutien sous diverses formes dès les premières heures et en continu dans les jours qui ont suivi. Je suis pas doué pour demander de l'aide et exprimer ma gratitude, mais j'apprécie vraiment tout ça. Je tombe de fatigue alors que j'ai l'impression de n'avoir rien foutu de la journée. Ma moyenne sur l'année c'est plus de 8 heures par semaine de sport, être crevé après aussi peu rajoute à la frustration. Entre ça et le manque de confiance sur béquilles, la bataille à jouer est clairement autant mentale que physique.

Quatrième nuit d'hospitalisation

Dîner à 18h30, couché à 21h. Jamais fait ça de ma vie d'adulte... Sommeil fractionné comme d'hab.

Cinquième jour d'hospitalisation

Réveil, petit-dej, ensuite on attaque direct avec l'infirmière qui me demande si je sors demain. La tout de suite je ne suis pas sûr. J'ai le choix mais je sens dans la question que je prends un lit qui pourrait bénéficier à quelqu'un d'autre, et je dis depuis le début que je ne souhaite pas m'éterniser ici. Je lui dis qu'on va voir avec le kiné comment ça se passe aujourd'hui. Première douche (assise, faut pas déconner) remplaçant la toilette au gant. Je suis nettemment plus autonome avec les béquilles. Premier passage du kiné qui ré-ajuste mon orthèse qui commençait à se faire la malle au décapeur thermique, et première "longue" sortie en béquilles. J'ai nettement plus d'énergie aujourd'hui. Repas, micro-sieste, et hop deuxième séance béquilles avec le kiné et son étudiant. L'un me suit sur le côté, l'autre derrière avec un fauteuil. Je finis par faire l'aller-retour vers les escaliers et arrive à monter et descendre un demi-étage tout seul. Pas confiance dans les escaliers, surtout en descente, mais j'ai triplé la distance parcourue en une seule séance par rapport à hier. Le kiné me dit qu'il est ok pour que je sorte demain si je veux. Nouvelle micro-sieste, et longue visite pour discuter de ma rentrée à la maison, profiter de chocolats envoyés par ma maman, et faire de la paperasse. Je suis épuisé et surtout j'en ai marre de cette chambre d'hopital. La maison est pas vraiment accessible, il y a plein d'escaliers, ça manque de rembardes dans la douche et les WC, mais c'est crédible. Nouvelle visite du chirurgien, il me dit que je peux rester encore si je veux, mais je décide de rentrer demain. L'hopital apporte une sécurité, mais je n'en ai plus besoin pour mon rétablissement.

Cinquième nuit d'hospitalisation

Couché tôt, je mets un temps fou à m'endormir. Encore fractionné par les interruptions.

Sixième jour d'hospitalisation

Semi-grasse mat, l'hôpital tourne un peu plus au ralenti ce début de week-end, le petit-dej et la douche finissent largementu plus tard que d'habitude. J'ai enfin des vrais vêtements (enfin, un short et un t-shirt de sport). Pas mal d'énergie, peu de douleurs, il faut que je fasse gaffe à doser pour gérer le retour à la maison. Je fais plusieurs sessions de 5 minutes de béquilles, 55 minutes de repos. Au moment du départ, c'est le stress: l'infirmière me pointe tous les trucs "évidents" que j'aurais du faire mais dont personne ne m'a parlé avant: réserver un·e infirmièr·e à partir de demain changer mon pansement et me faire la piqure d'anti-coagulants, acheter des béquilles... Je pensais partir avec la paire avec laquelle je me suis entrainé jusqu'ici et pouvoir attendre lundi pour trouver un·e infirmièr·e. Pas grave, je pars en VSL (j'aurais du demander une ambulance avec brancard, encore un truc que je ne savais pas, mais ça passe) et après un détour par la pharmacie (la conductrice du VSL fait gentimment le détour et prend ce dont j'ai besoin pour moi, béquilles comprises, me simplifiant grandement le problème), j'arrive enfin à la maison.

A la maison

Fin d'après-midi à la maison, heureusement je ne suis pas tout seul. On planifie, ré-organise, fait des tests, achète ce qu'il manque etc. J'arrive à monter/descendre les escaliers, on estime pas nécessaire que je reste dans le salon au rez-de-chaussée en permanence. Le chat fait comme si je n'existais pas, je sais pas si elle boude ou elle trouve que j'ai une odeur d'hopital suspecte.

Si j'ai le courage, j'écrirais un ou plusieurs autres articles sur la suite à la maison, ou sur des détails un peu plus spécifiques de l'aventure qui me passent par la tête. Ou pas. On verra.

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